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Suivi de l’article précédent : « Cancer du sein « 

Les facteurs de risque :

Être en surpoids ou obèse après la ménopause. Un gain de poids de 20 kg ou plus double le risque de cancer du sein. Ainsi, pour 1 000 femmes en surpoids, il y aura 45 autres cas de cancer du sein.
Inactivité physique. Ceux qui font moins de 4 heures d’exercice par semaine courent un plus grand risque de cancer du sein, quel que soit leur poids. Sur 1 000 femmes, il y aura alors 27 autres cas de cancer du sein;
Consommation d’alcool. Plus vous buvez d’alcool, plus le risque de cancer du sein est élevé. L’effet de consommer 2 verres d’alcool par jour est aussi puissant que celui d’être inactif. Sur 1 000 femmes, il y aura également 27 autres cas de cancer du sein.
Prendre un traitement hormonal substitutif pendant la ménopause. Le remplacement des hormones sexuelles pendant la ménopause peut augmenter le risque de cancer du sein. Cette augmentation se traduit par 2 cas supplémentaires sur 1 000 femmes*7.

L’utilisation de la pilule contraceptive. Certaines études montrent que la prise de contraceptifs oraux (la pilule contraceptive) augmente légèrement le risque de cancer du sein chez les femmes qui les utilisent depuis plus de 4 ans. Cependant, ce risque n’est plus observable 10 ans après l’arrêt de la pilule contraceptive. D’autres études sur le sujet n’ont pas établi de lien entre la pilule contraceptive et le cancer du sein.

Enfin, un rapport de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada précise que «le fait d’avoir utilisé des contraceptifs oraux dans le passé n’augmente pas le risque de cancer du sein associé à l’hormonothérapie.
Exposition à des produits chimiques cancérigènes. Le contact avec des produits chimiques dans l’environnement (pesticides organologies ), parabens, etc.) pourrait contribuer à la formation du cancer du sein. Le lien de cause à effet est cependant très difficile à établir.

Prévention du cancer du sein

Mesures préventives de base

De bonnes habitudes de vie (exercice physique, alimentation saine comprenant suffisamment de légumes et de fruits, arrêt du tabac, consommation modérée d’alcool, etc.) et le maintien d’un poids santé contribuent à réduire le risque de plusieurs types de cancer. , y compris le cancer du sein. Pour plus de détails sur ces mesures, consultez notre fiche Cancer.

Bien entendu, la lutte contre le cancer ne nécessite pas seulement des actions individuelles mais aussi des actions collectives: réduire la présence de produits chimiques dans les produits ménagers, réduire l’utilisation de pesticides chimiques, développer les villes pour promouvoir l’activité physique.

Mesures de dépistage

Ces mesures visent à détecter le cancer le plus tôt possible afin d’arrêter sa progression et, si possible, de le guérir.

Observation de toute anomalie. Surveillez tout changement au sein: bosse, écoulement, rétraction du mamelon, douleur, etc. Pour ce faire, sentez et surveillez régulièrement vos seins.

Examen clinique des seins par un professionnel de la santé. Il peut aider à détecter une masse non vue par la femme ou non visible sur la mammographie. La Société canadienne du cancer recommande que ce test soit fait au moins tous les 2 ans, à partir de 40 ans.

Mammographie. Santé Canada recommande un dépistage par mammographie au moins tous les 2 ans pour les femmes âgées de 50 à 69 ans. En dehors de ce groupe d’âge, le besoin de dépistage varie d’une femme à l’autre, en fonction de ses facteurs de risque personnels. Il est préférable d’en discuter avec votre médecin. Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs déconseille la mammographie chez les femmes âgées de 40 à 49 ans qui ne sont pas à risque, étant donné le manque d’avantages et les inconvénients possibles (exposition aux rayonnements, biopsies inutiles)

Échographie mammaire. Les médecins suggèrent parfois ce test en complément d’une mammographie, par exemple chez les femmes aux seins très denses ou lorsque la mammographie n’a pas réussi. L’échographie peut également être réalisée en première intention chez les femmes de moins de 40 ans qui présentent un risque très élevé de cancer du sein en raison d’une prédisposition génétique. Cet examen ne vous expose à aucun rayonnement. Les appareils actuels offrent une résolution 2,5 fois supérieure à celle d’il y a 15 ans.

Les traitements médicaux

Biopsie
Une biopsie consiste à prélever un échantillon de la tumeur pour examen. Les tests effectués dessus influenceront le choix du traitement. Vous devez d’abord savoir si la tumeur est cancéreuse, puis si c’est le cas, connaître le type de cancer. Les tests effectués sur l’échantillon de tumeur indiquent également au médecin à quel point le cancer est avancé et si sa croissance peut être stimulée par les hormones sexuelles (c’est-à-dire si la tumeur est « hormonodépendante »).

Traitements
Il existe 5 catégories de traitements:

chirurgie;
radiothérapie;
chimiothérapie;
thérapie hormonale;
thérapie ciblée.

Chirurgie
La chirurgie est souvent le premier traitement entrepris. Il est utilisé pour éliminer la tumeur cancéreuse. Dans le cas du cancer du sein, on parle de mastectomie. La mastectomie est partielle ou segmentaire (une partie du sein est retirée) ou totale (tout le sein est retiré). Presque toujours, une intervention chirurgicale est ajoutée aux ganglions lymphatiques de l’aisselle. Le choix du type de mastectomie dépend, entre autres, de la taille de la tumeur, de son type et de sa localisation dans le sein. La préférence des femmes est également prise en compte.

Mastectomie partielle ou tumorectomie. Le chirurgien enlève le tissu cancéreux (tumeur) ainsi que certains tissus sains autour de la tumeur. Elle est également appelée chirurgie conservatrice du sein;
Mastectomie totale. Le sein est complètement retiré: glandes mammaires, tissu adipeux, mamelon et peau. Il est choisi lorsqu’il n’est pas possible de faire une mastectomie partielle. Cela se fait dans environ 20% à 25% des cas de cancer du sein. Selon les cas, la reconstruction mammaire peut être réalisée en même temps que la mastectomie ou ultérieurement;


Chirurgie des ganglions lymphatiques. Afin de déterminer le stade de la maladie et de choisir le meilleur traitement après la chirurgie, il est presque toujours essentiel de savoir si le cancer a atteint les ganglions lymphatiques de l’aisselle du côté affecté. Ces ganglions drainent la lymphe qui circule dans le sein. Cela peut être fait soit en supprimant uniquement les premiers nœuds de cette chaîne (c’est ce qu’on appelle une biopsie des nœuds sentinelles) ou en supprimant toute la chaîne. Cette ablation entraîne parfois des complications, telles qu’un lymphœdème dans un bras (côté affecté). Le lymphœdème est une accumulation de lymphe. Elle est causée par la perturbation des voies de drainage habituelles. C’est plus rare si seuls les nœuds sentinelles sont supprimés.

Radiothérapie
Une mastectomie partielle doit généralement être suivie d’une radiothérapie pour détruire toutes les cellules cancéreuses qui auraient pu rester dans le sein. Cela réduit le risque de récidive d’une tumeur.

Chimiothérapie
La chimiothérapie utilise une classe de médicaments, appelés antinéoplasiques, pour traiter le cancer. Pour le cancer du sein, il est généralement administré après la chirurgie. Il détruit les cellules cancéreuses qui se sont échappées de la tumeur principale. Le début ou non de la chimiothérapie dépend du stade de la maladie.

La Thérapie hormonale

L’hormonothérapie est, la plupart du temps, associée à la chirurgie, à la radiothérapie ou à la chimiothérapie.

Si l’examen de la tumeur montre que le cancer possède des récepteurs hormonaux, son développement est donc stimulé par les hormones sexuelles (œstrogène et progestérone). Certains médicaments peuvent ralentir ou arrêter la progression d’un tel cancer en bloquant l’action des hormones.

Il existe 2 types de médicaments anti-hormonaux:

Anti-œstrogènes, tels que le tamoxifène (Nolvadex-D®) qui se trouve à la surface des cellules cancéreuses, aux intégrés précédemment réservés par les œstrogènes. Ce médicament est pris par voie orale sous forme de comprimés;
Inhibiteurs d’aromatase: anastrozole (Arimidex®), létrozole (Femara®) et exémestane (Aromasin®). Ils empêchent la production d’œstrogènes par les tissus adipeux et les glandes surrénales. Ces médicaments ne sont utilisés que chez les femmes ménopausées. Ce sont également des comprimés administrés par la voie orale.

powerfullady

sage femme
coach de vie
coach sportive
championne de natation plusieurs fois

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